L’UQAR adopte un budget déficitaire de 4,7 M$ en 2025-2026
L'Université du Québec à Rimouski (UQAR) prévoit un déficit de 4,7 millions de dollars pour l'exercice financier de 2025-2026. Le conseil d'administration a adopté mercredi le nouveau budget de fonctionnement qui s'élève à près de 130 millions de dollars. L'UQAR indique que ce déficit représente 3,6 % de son budget. L'Université attribue ce déficit à deux aspects qui l'ont forcée à revoir à la baisse ses revenus pour 2025-2026 : la décision de Québec de ne pas indexer l'enveloppe budgétaire allouée à la masse salariale et le resserrement des règles pour l'admission des étudiants internationaux. L'UQAR offre les mêmes conditions salariales que les employés du gouvernement. Le recteur ajoute que l'Université prévoit une diminution du nombre d'étudiants inscrits l'automne prochain, en raison des changements aux règles concernant les étudiants internationaux. L'UQAR observe déjà moins de demandes d'admission qui pourrait se traduire en une réduction des inscriptions. L’Université traverse une période délicate sur le plan financier. François Deschênes soutient que l'Université souhaite attendre de connaître le nombre exact d'étudiants inscrits à l'automne et les règles budgétaires qui définiront le financement officiel des universités pour la prochaine année avant d'envisager, ou non, des coupes budgétaires. Le vice-recteur aux ressources humaines et à l'administration à l'UQAR, Benoît Desbiens, affirme que l'Université ne prévoit pas de déposer un plan de retour à l'équilibre budgétaire dès cette année. On va travailler sur quelques années sur ce qui est faisable pour penser rétablir la situation, en espérant qu'on n'aura pas des nouvelles du même genre l'an prochain. Le recteur de l’Université du Québec à Rimouski, François Deschênes, souhaite que le financement offert par Québec prenne en compte le fait que l'UQAR offre des services sur un large territoire. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Francois Gagnon François Deschênes souhaite que la réalité territoriale de l'UQAR, qui couvre un large territoire, de Chaudière-Appalaches aux Îles-de-la-Madeleine, en passant par la Côte-Nord, soit mieux pris en compte dans le financement offert par Québec. L'UQAR affirme que la situation budgétaire n'aura pas d'impact sur les projets d'immobilisations, soit la construction de nouvelles résidences étudiantes, le réaménagement des bâtiments qui appartenaient aux Ursulines et la construction du pavillon de médecine vétérinaire. Le vice-recteur aux ressources humaines et à l'administration à l'UQAR, Benoît Desbiens, soutient toutefois que la situation financière de l'Université pourrait ralentir pendant quelques années le développement de nouveaux projets. L'Université a conclu l'année financière 2024-2025 avec un surplus de 32 000 dollars. Lors de l'étude des crédits budgétaires 2025-2026 du ministère de l'Enseignement supérieur, en commission parlementaire à Québec mardi, la ministre Pascale Déry a affirmé avoir parlé au recteur de l'UQAR Elle convient que la situation n'est La ministre de l'Enseignement supérieur, Pascale Déry, Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel Pascale Déry ajoute que le Ministère les soutient dans les efforts budgétaires à fournir. Les établissements d'enseignement supérieur doivent aussi faire un effort budgétaire de leur côté. [...] Puis, on les accompagne en ce sens-là. Elle a poursuivi en expliquant que la Politique de financement des universités pourra pallier les impacts d'une diminution du nombre d'étudiants internationaux. On a été informés, il y a quelques semaines que, contrairement à nos attentes, le Ministère ne finance pas les hausses salariales prévues pour les employés du gouvernement à hauteur de 2,6 %,
explique le recteur, François Deschênes. C'est un manque à gagner, par rapport à notre masse salariale, d'environ trois millions de dollars.
D'ici là, ce serait hasardeux de commencer à couper
, soutient-il, en rappelant l'importance pour l'UQAR de maintenir les services qu'elle offre dans cinq régions différentes.On veut le préparer, ce plan-là. […] Cette année, ce qu'on va tenter, c'est de réduire, comme on l'a fait cette année, le plus possible l'impact. On ne peut pas partir [d'un déficit] de 4,7 % et ramener ça à zéro
, croit-il.
Par exemple, si on a un programme qu'on offre à cinq endroits différents sur ce vaste territoire-là et qui, pour une mission d'accessibilité est essentiel, si on l'offre à Baie-Comeau, en Gaspésie, en Beauce, à Lévis et à Rimouski puis qu'on a 30 étudiants par endroit, ça fait 150 au total. Si j'étais dans un grand centre urbain, j'aurais peut-être 150 étudiants dans une même salle de classe. Donc ici, ce n'est pas la même réalité
, illustre le recteur.Pas d'impact sur les projets de construction
On va continuer à préparer nos projets [à l'avance pour quand la situation sera rétablie]. Puis, on sait que ce sont des vagues. On est dans un creux de vagues. Maintenant, c'est de trouver un moyen de se sortir de là le plus rapidement possible
, poursuit M. Desbiens.Les universités doivent faire leur part, dit la ministre Déry
il y a quelques jours à peine
.pas facile
pour les établissements d'enseignement supérieur.
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